 |
|
Les plus
anciens textes mentionnant la
ville de Montesson remontent
au début
du XIIe siècle.
A cette époque, Montesson
était rattachée
à l’agglomération
de Chatou.
C’est en 1360
que des cultivateurs et vignerons
se détachent de Chatou
pour former un autre village
sur le mont Taxonis, autrement
dit : Montesson. Sur la rive
droite de la Seine, devant Saint-Germain
en Laye, une seigneurie, celle
de La Borde, sera incluse dans
le territoire de Montesson. |
 |
 |
 |
|
De
1415 à 1440, pendant
la guerre de cent ans, Montesson
est occupée par les Anglais.
A la fin de cette guerre, Montesson
est complètement détruite
et ne compte plus que 4 habitants.
En 1571,
Catherine de Médicis,
en considération des
bons services qu’il a
rendus au roi Charles IX, fait
don du petit fief de Montesson
au nouveau seigneur de Chatou,
Thomas le Pilleur. A cette époque
Montesson est peuplée
de bûcherons qui cultivent
également des vignobles.
Pour agrandir ses territoires
de chasse, Henri IV achète
à Thomas le Pilleur environ
55 hectares du bois de la trahison,
situé entre l’actuel
centre de Montesson et la Seine,
et 50 hectares du même
bois au seigneur de La Borde
: Louis Dodieu. Le droit de
pâturage dans les bois
est laissé aux habitants
de Chatou et de Montesson. |
 |
|
|
 |
|
En
1737, les seigneuries
de Chatou et de Montesson passent
entre les mains du chevalier
d’Allard, écuyer
du roi. A sa mort, Henri Léonard
Bertin, seigneur d’origine
périgourdine, qui est
chargé par Louis XV du
contrôle général
des finances (autrement dit
: ministère de l’économie
et des finances), rachète
les deux seigneuries.
De 1780
à 1788, il fait
construire un mur de séparation
pour isoler Chatou et Montesson
de la garenne du Vésinet.
Puis, il convainc le roi de
réaliser un chemin dit
« route de Flandres »
(actuel boulevard de la République
à Chatou), permettant
un passage plus convenable pour
les routiers et les maraîchers. |
 |
|
|
 |
|
|
 |
|
|
 |
Le
14 mai 1789, les habitants
de Chatou et de Montesson détruisent
le mur dont ils n’ont
jamais accepté la construction.
Peu après, le curé
Barrière, devient le
premier maire de Montesson.
Le 25
août 1791, Bertin
comprend le drame qui se prépare
et vend sa propriété
à la marquise de Feuquière
qui, pour des motifs futiles,
et malgré les bienfaits
qu’elle répandit
à Chatou et à
Montesson, est arrêtée
et exécutée sur
la place de la révolution.
|
 |
|
|
 |
| En
1837, une révolution
éclata dans la boucle :
la première ligne de
chemins de fer français
entrait en service entre Paris
et Saint-Germainen-Laye. A cette
époque, la Seine était
un lieu d’intense trafic
: à l’embarcadère
du Pecq se faisaient le départ
et l’arrivée des
bateaux à vapeur allant
à Rouen et au Havre.
Ces bateaux prenaient au Pecq,
les voyageurs descendus de la
ligne de Saint-Germain-en-Laye.
A la fin
du XIXe siècle,
les Montessonnais cultivaient
vigne, blé, pommes de
terre et travaillaient également
à l’extraction
de pierres de taille et de moellons
dans les carrières locales.
Au début
du XXe siècle,
le maraîchage se généralisa,
et comme il réclamait
une main d’œuvre
nombreuse, des Bretons constituèrent
une main d’œuvre
saisonnière, qui finit
par se fixer à Montesson.
|
 |
 |
 |
Avant
1914, Montesson fut également
le port d’attache des
ballons dirigeables de M. Henri
Deutsch de la Meurthe (tel le
célèbre «
Ville de Paris »), le
lieu d’où décolla
l’aviateur Traian Vuia,
et un lieu de week-end pour
des hommes politiques éminents
dont Poincaré et Aristide
Briand.
Plus récemment, de
1945 à 1946 Montesson
accueillit le boxeur Marcel
Cerdan. |
 |
|
 |
|