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Montesson d’hier
2 ouvrages sur l’histoire de Montesson :
  • Montesson dans l’Orbe du Soleil de Jack-Ernest Zernecke dans la collectin, « Bourgades d’hier, villes d’aujourd’hui ».

  • Mémoire en Images Montesson de Danièle Brismontier aux Editions Alan Sutton
Quelques pages d’histoire
Les plus anciens textes mentionnant la ville de Montesson remontent au début du XIIe siècle. A cette époque, Montesson était rattachée à l’agglomération de Chatou.

C’est en 1360 que des cultivateurs et vignerons se détachent de Chatou pour former un autre village sur le mont Taxonis, autrement dit : Montesson. Sur la rive droite de la Seine, devant Saint-Germain en Laye, une seigneurie, celle de La Borde, sera incluse dans le territoire de Montesson.
De 1415 à 1440, pendant la guerre de cent ans, Montesson est occupée par les Anglais. A la fin de cette guerre, Montesson est complètement détruite et ne compte plus que 4 habitants.

En 1571, Catherine de Médicis, en considération des bons services qu’il a rendus au roi Charles IX, fait don du petit fief de Montesson au nouveau seigneur de Chatou, Thomas le Pilleur. A cette époque Montesson est peuplée de bûcherons qui cultivent également des vignobles. Pour agrandir ses territoires de chasse, Henri IV achète à Thomas le Pilleur environ 55 hectares du bois de la trahison, situé entre l’actuel centre de Montesson et la Seine, et 50 hectares du même bois au seigneur de La Borde : Louis Dodieu. Le droit de pâturage dans les bois est laissé aux habitants de Chatou et de Montesson.
En 1737, les seigneuries de Chatou et de Montesson passent entre les mains du chevalier d’Allard, écuyer du roi. A sa mort, Henri Léonard Bertin, seigneur d’origine périgourdine, qui est chargé par Louis XV du contrôle général des finances (autrement dit : ministère de l’économie et des finances), rachète les deux seigneuries.

De 1780 à 1788, il fait construire un mur de séparation pour isoler Chatou et Montesson de la garenne du Vésinet. Puis, il convainc le roi de réaliser un chemin dit « route de Flandres » (actuel boulevard de la République à Chatou), permettant un passage plus convenable pour les routiers et les maraîchers.
Le 14 mai 1789, les habitants de Chatou et de Montesson détruisent le mur dont ils n’ont jamais accepté la construction. Peu après, le curé Barrière, devient le premier maire de Montesson.

Le 25 août 1791, Bertin comprend le drame qui se prépare et vend sa propriété à la marquise de Feuquière qui, pour des motifs futiles, et malgré les bienfaits qu’elle répandit à Chatou et à Montesson, est arrêtée et exécutée sur la place de la révolution.
En 1837, une révolution éclata dans la boucle : la première ligne de chemins de fer français entrait en service entre Paris et Saint-Germainen-Laye. A cette époque, la Seine était un lieu d’intense trafic : à l’embarcadère du Pecq se faisaient le départ et l’arrivée des bateaux à vapeur allant à Rouen et au Havre. Ces bateaux prenaient au Pecq, les voyageurs descendus de la ligne de Saint-Germain-en-Laye.

A la fin du XIXe siècle, les Montessonnais cultivaient vigne, blé, pommes de terre et travaillaient également à l’extraction de pierres de taille et de moellons dans les carrières locales.

Au début du XXe siècle, le maraîchage se généralisa, et comme il réclamait une main d’œuvre nombreuse, des Bretons constituèrent une main d’œuvre saisonnière, qui finit par se fixer à Montesson.
 
Avant 1914, Montesson fut également le port d’attache des ballons dirigeables de M. Henri Deutsch de la Meurthe (tel le célèbre « Ville de Paris »), le lieu d’où décolla l’aviateur Traian Vuia, et un lieu de week-end pour des hommes politiques éminents dont Poincaré et Aristide Briand.

Plus récemment, de 1945 à 1946 Montesson accueillit le boxeur Marcel Cerdan.