Installation sauvage de Roms dans la plaine

L’insalubrité des lieux oblige la Commune à les expulser et à gérer des tonnes de gravats.

Une installation sauvage de Roms a eu lieu sur un terrain privé, derrière les bureaux de Vinci, à proximité immédiate du chantier de la nouvelle voirie départementale. La commune a pris un arrêté d’expulsion des terrains, fondé sur l’insalubrité des lieux. Cet arrêté a été contesté en justice par les Roms à l’aide de dix référés. Le Tribunal de Versailles a évalué ces référés en deux temps, avec deux juges différents, qui ont tous conclu au rejet des demandes des Roms et à la validité de l’arrêté municipal.

La municipalité a demandé l’utilisation de la force publique pour procéder à l’évacuation, ce qui fut promis par l’État après analyse sociale des gens installés, en vue d’un relogement. Toutes ces analyses ont été terminées pour la mi-juillet et l’expulsion devait avoir lieu. L’expulsion est une décision du Préfet des Yvelines, qui seul détient l’autorité sur les CRS. Il semblerait que des décisions aient été prises pour privilégier le relogement des sans-papiers de Paris sur notre département plutôt que de procéder à l’expulsion des Roms de Montesson, Triel et Carrières-sous-Poissy. Le sous-préfet des Yvelines, à nouveau contacté fin août, se fait notre avocat auprès du Préfet pour que l’expulsion ne tarde plus.

Dans l’attente, nous constatons qu’au moins 200 tonnes de gravats divers ont été déversées à côté du campement des Roms, vraisemblablement avec leur accord intéressé. Une fois l’expulsion obtenue, il se posera la question de l’évacuation de tous les déchets du terrain, de son coût et de son financement.